Courrier inquétant

Entre la nuit du 5 et 6 février 2006, plusieurs habitants de Chomedey reçoivent des lettres énigmatiques dans leurs boîtes aux lettres. Au début, chacun pense être visé individuellement. Mais certains voisins se parlent et réalisent qu’ils ont reçu la même. On ne sait pas combien de lettres exactement ont été distribuées. L’affaire a apparemment été signalée au Service de police de Laval, puisque l’article du Courrier Laval du 8 février les mentionne.

Il est frappant d’ailleurs que l’article du Courrier semble inverser la chronologie, puisque selon l’information que nous avons recueillie, les lettres auraient été distribuées une semaine après et non avant  l’apparition des cartes de tarot sur les voitures. La journaliste du Courrier, qui a vraisemblablement été informée quelques jours après les faits, évoque les lettres de menaces, mais ne semble pas avoir assez d’informations pour en faire sa nouvelle principale. Les lettres sont donc évoquées, mais c’est les cartes de tarot qui font la manchette.

Cette lettre scannée que nous avons réussi à nous procurer par une des habitantes de Chomedey qui l’avait reçu, comporte plusieurs éléments intéressants.

  • Premièrement, l’utilisation d’un traitement de texte au lieu de l’écriture à la main laisse croire que ces personnes sont conscientes du fait que leur écriture peut servir à les identifier. Il ne s’agit donc pas simplement d’une blague, mais d’un geste prémédité posé par une personne, qui sait qu’il ne faut pas se faire attraper.
  • Ensuite, le papier a été traité avec un mélange qui l’a coloré (traces poudreuses à plusieurs endroits). Le mauvais état de conservation de la lettre que nous avons pu nous procurer ne nous permet malheureusement pas de savoir de quoi les lettres avaient l’air au moment où elles ont été distribuées. L’article du Courrier Laval mentionne aussi que les lettres auraient été fermées par un sceau de cire rouge.
  • Enfin, l’utilisation de certains mots élaborés permet de croire qu’elle a été rédigée par des personnes qui ne sont plus des jeunes adolescentes. Le mélange d’anglais et de français dans la lettre laisse peut-être supposer que le groupe était composé de personnes bilingues.

On ne sait pas vraiment comment les habitants de Laval qui ont reçu ces lettres ont réagi. L’ont-ils prise au sérieux? Certains se sont-ils interrogés sur les fautes qu’ils avaient pu commettre, se sont-ils demandé qui pouvait bien leur en vouloir? Ce que l’on sait du moins, c’est que la lettre menace clairement d’un futur passage à l’action, ce qui a pu susciter de la crainte chez plusieurs.

Entre la nuit du 5 et 6 février 2006, plusieurs habitants de Chomedey reçoivent des lettres énigmatiques dans leurs boîtes aux lettres. Au début, chacun pense être visé individuellement. Mais certains voisins se parlent et réalisent qu’ils ont reçu la même. On ne sait pas combien de lettres exactement ont été distribuées. L’affaire a apparemment été signalée au Service de police de Laval, puisque l’article du Courrier Laval du 8 février les mentionne.

Il est frappant d’ailleurs que l’article du Courrier semble inverser la chronologie, puisque selon l’information que nous avons recueillie, les lettres auraient été distribuées une semaine après et non avant  l’apparition des cartes de tarot sur les voitures. La journaliste du Courrier, qui a vraisemblablement été informée quelques jours après les faits, évoque les lettres de menaces, mais ne semble pas avoir assez d’informations pour en faire sa nouvelle principale. Les lettres sont donc évoquées, mais c’est les cartes de tarot qui font la manchette.

Cette lettre scannée que nous avons réussi à nous procurer par une des habitantes de Chomedey qui l’avait reçu, comporte plusieurs éléments intéressants.

  • Premièrement, l’utilisation d’un traitement de texte au lieu de l’écriture à la main laisse croire que ces personnes sont conscientes du fait que leur écriture peut servir à les identifier. Il ne s’agit donc pas simplement d’une blague, mais d’un geste prémédité posé par une personne, qui sait qu’il ne faut pas se faire attraper.
  • Ensuite, le papier a été traité avec un mélange qui l’a coloré (traces poudreuses à plusieurs endroits). Le mauvais état de conservation de la lettre que nous avons pu nous procurer ne nous permet malheureusement pas de savoir de quoi les lettres avaient l’air au moment où elles ont été distribuées. L’article du Courrier Laval mentionne aussi que les lettres auraient été fermées par un sceau de cire rouge.
  • Enfin, l’utilisation de certains mots élaborés permet de croire qu’elle a été rédigée par des personnes qui ne sont plus des jeunes adolescentes. Le mélange d’anglais et de français dans la lettre laisse peut-être supposer que le groupe était composé de personnes bilingues.

On ne sait pas vraiment comment les habitants de Laval qui ont reçu ces lettres ont réagi. L’ont-ils prise au sérieux? Certains se sont-ils interrogés sur les fautes qu’ils avaient pu commettre, se sont-ils demandé qui pouvait bien leur en vouloir? Ce que l’on sait du moins, c’est que la lettre menace clairement d’un futur passage à l’action, ce qui a pu susciter de la crainte chez plusieurs.