Le Carrefour Laval pour cible?

 

Un objet découvert par les policiers dans la roulotte de chantier laisse songeur. Il s’agit d’une carte dessinée à la main. Le bâtiment n’est pas clairement identifié, mais en comparant avec d’autres plans, les policiers en viennent à la conclusion qu’il s’agit du centre commercial Carrefour Laval.

Le Carrefour Laval est considéré par certains comme le joyau de la Ville de Laval. À la fois sortie incontournable de la fin de semaine, lieu de socialisation, temple de la consommation infinie, il est au centre de la vie lavalloise. Ce haut lieu du magasinage a de quoi impressionner : on y retrouve plus de 200 enseignes et plus de 10 millions de visiteurs annuels.

La construction du centre commercial a été annoncée en grande pompe en 1969 par consortium de firmes, dont Eaton’s et Steinberg. Le nouveau centre devra occuper une superficie de plus de 20 000 000 pieds carrés, sur un terrain attenant à l’Autoroute des Laurentides (15) récemment construite. Irving Ludmer, directeur du projet, a déclaré qu’il pourrait devenir le cœur de Laval.

Mais le projet est retardé de plusieurs années, car l’opposition au maire de l’époque, Jacques Tétreault, ne veut pas voir le monopole du développement du futur centre-ville de Laval donné à un seul consortium. Finalement, le Carrefour ouvre ses portes le 28 mars 1974. À l’époque, il s’agit du plus grand centre commercial au Québec.

Des plans incendiaires

On trouve sur la carte des marques plus ou moins claires, des flèches ainsi que des marques au stylo vert… mais la police n’a pas beaucoup de doutes.

Le Carrefour Laval était-il leur prochaine cible?

La date anniversaire de l’ouverture du Carrefour approchant…

Le plan, dessiné de manière plus ou moins claire, semble indiquer un trajet. Or, dans la roulotte, les policiers retrouvent du liquide d’allumage. L’équation n’est pas difficile à faire. L’extrémisme de ces filles les aurait-il conduites à passer à l’action? Ou s’agit-il de fantasmes, de plans qui n’auraient jamais été mis à exécution? Difficile de le dire, mais une chose est sûre, après les différents gestes de nuisance, elles étaient prêtes à mettre en acte leur haine.

Disparition

Après la découverte de la cachette, le groupe semble ne plus se manifester. Du moins, on n’observe aucun événement étrange.

La police semble n’avoir trouvé personne à accuser, encore à ce jour. L’enquêteur avec qui nous avons pu nous entretenir parle même d’un cas vraiment étrange, où aucun indice ne permet de remonter à qui que ce soit. Il faut dire que si nos hypothèses sur le profil de ces individus sont exactes, s’il s’agit effectivement de jeunes filles entre 14 et 16 ans, il y a peu de chances qu’elles aient déjà eu affaire aux policiers. Si ça se trouve, elles vivaient une vie paisible, sans que leurs proches se doutent de quoi que ce soit…